FORUM ACT RDC POOL ORIENTAL
COMITE PROVINCIAL DE SUIVI SUD-KIVU
CONSORTIUM ADECOP ,PADCO/PAE
Tel : (+2...,
E-mail : adecopasbl2@yahoo.fr
APPEL AFDC 71
REINSERTION ET ASSISTANCE DES SINISTRES
RAPPORT DESCRIPTIF/NARRATIF
A. NOM ET NUMERO DE L’APPEL
Appel sur la Réinsertion et l’assistance des sinistrés des AFDC71.
B. PERIODE COUVERTE PAR LE RAPPORT ET TYPE DE RAPPORT
Ce rapport couvre la période de Septembre 2007 à Juin 2008 et sanctionne la fin du programme, il est donc final.
C. NOM DU PARTENAIRE
a) Présentation de l’ADECOP,PADCO/PAE
Action pour le développement des communautés paysannes ADECOP en sigle , Promotion et appui au développement communautaire PADCO en sigle et Programme anti exode PAE en sigle sont des organisations locales de développement impliquées dans l’exécution de l’appel AFDC71 en territoire d’Uvira et Walungu et ex. partenaires de Christian Aid supervisé par EELCO pendant l’exécution de l’appel.
b) Modification importante opérée au niveau des organisations depuis le lancement de l’appel.
Nous devons signaler qu’il n’y a pas eu des modifications significatives au sein de l’ADECOP de PADCO/PAE depuis le lancement de l’appel. Cependant il sied de souligner que pour des raisons internes à Christian Aid ce dernier a été obligé de se retirer dans l’exécution de l’appel ce qui a obligé ses partenaires d’exécution à se constituer en consortium dont le suivi a été assuré par EELCO, membre de ACT actif dans l’exécution de l’appel AFDC71 au Sud-Kivu.
c) Des partenaires locaux ayant été impliqués dans l’exécution des activités de l’appel
Sept sites étaient initialement programmés lors de l’élaboration de l’appel en territoire d’Uvira, et de Walungu à savoir Kiliba, Runingu , Sange, chiherano,mwimbi,mushinga et lubona où il y avait une forte concentration des déplacés et retournés et sinistrés victimes de la guerre,lagrêle et des pluies diluviennes. Cependant, lors de la réévaluation de septembre 2007, il s’est avéré que beaucoup de déplacés et sinistrés venaient de regagner leurs villages, ce qui a conduit à la suppression des sites de Sange, Mwimbi et Lubona où les besoins n’étaient plus très ressentis. Dans les sites retenus les partenaires ont collaboré étroitement avec :
-Les autorités locales (chef des cités, chefs des groupements, chefs des localités,
la police nationale, …)
- Les Eglises protestantes et autres confessions religieuses (catholiques,.)
- Les mouvements associatifs de chaque milieu
- Le forum sida en collaboration avec PNMLS/UVIRA et les autres institutions sanitaires (pour PADCO qui construit un centre hospitalier dans son rayon d’action la sensibilisation sur le VIH a été faite par les infirmiers du dit centre)
- La radio Mitumba(lors de la distribution par ADECOP à UVIRA )
D. DESCRIPTION DE LA SITUATION D’URGENCE AU SUD KIVU
En territoire d’Uvira, suite à l’émergence des hostilités orchestrées par les éléments réfractaires au processus de brassage et insurgés cotre les institutions du gouvernement, plus de 1953ménages s’étaient déplacés de Runingu à Kiliba et Sange à la fuite des conflits armés entre les FARDC et la milice Banyamulenge en Février 2007. Après avoir perdu leurs biens et les récoltes, les ménages déplacés ont procédé au retour progressif dans leur village à partir du mois d’avril 2007. Signalons que la plaine de la Ruzizi, a connu une période prolongée de perturbation climatique qui a comme résultat, une très faible production agricole.
La pénurie alimentaire et la malnutrition ont prévalu dans cette contée aggravée par les conséquences de la mosaïque du manioc qui a endommagé la production de la culture du manioc base de l’alimentation de la population en territoire d’Uvira. Ces conditions ont plongé la population dans un état de misère et de nécessité d’une assistance dans le cadre d’urgence raison pour laquelle, priorité a été accordée aux vivres en vue de sauver les vies humaines en attendant la mobilisation d’autres moyens pour la réinsertion et le renforcement des mécanismes d’autoprises en charge et( le survie de sinistres à travers les activités génératrices des revenus pour les femmes.
Dans le Territoire de Walungu, deux situations catastrophiques ont frappé la population au même moment :
- Les massacres de Kaniola dans le Territoire de Walungu : Les forces négatives rwandaises FDLR et Intérahamwe se trouvant dans ce contré qui est à 14 Kms du chef lieu du Territoire de Walungu organisent des attaques nocturnes et pendant ces attaque ils pillent, vols et viols les femmes et filles et cette situation a occasionné des déplacements des population vers le centre Walungu pour y trouver un oasis de paix. Depuis Mars et avril 2007 jusqu’en ces moment plus de 3000 familles ont fuit ces attaques et se trouvent dans des familles d’accueille à Mushinga, Walungu centre Burhuza et Chiherano.
- Catastrophes naturelles : les pluies diluviennes qui se sont abattues à Chiherano ont causé beaucoup des catastrophes dont, destruction des maisons, toitures emportées et trouées par la grêle, champs dévastés des cultures, inondations des marais… en plus de cette catastrophes ce milieu a encore été victime de la mosaïque de manioc que a dévasté toutes les cultures des manioc pendant 4 saisons culturales consécutives et cela a fait que la population en plus des effets de la guerre soit longée dans la misère la plus sombre de son histoire..
Eu égard à ce que précède, ADECOP,PADCO et PAE trois ONGDS Ex partenaires de Christian Aid ont été impliqué dans les évaluations qui ont conduit à l’élaboration d’un appel en collaboration avec les autres intervenants de l’Est de la RDCongo qui a été soumis à ACT Genève par la coordination du Forum ACT pool orientale, pour une éventuelle assistance en réponse aux besoins des victimes.
E. BENEFICIAIRES
Vu les contraintes budgétaires, les nombres des bénéficiaires ont été réduits à la baisse et les critères de sélection ont donc été revues dans le but de chercher à sauver les vies humaines comme indiqué dans les objectifs de l’appel.
Ière Phase
|
PARTENAIRE |
GROUPEMENT /SITE |
VILLAGE |
NOMBRE DES BENEFICIAIRES |
COMMENTAIRE |
|
ADECOP |
RUNIGU |
|
506 |
|
|
|
KILIBA |
|
131 |
|
|
SOUS TOTAL |
|
|
637 |
|
|
PADCO |
LUCIGA |
LULUNGE |
80 |
|
|
|
|
IBANDA |
67 |
|
|
|
|
RWANGWI |
33 |
|
|
|
|
MUSIRU |
60 |
|
|
|
IRONGO |
CIJOCHO II |
120 |
|
|
|
|
MWIMBI |
164 |
|
|
|
|
KATUDU |
123 |
|
|
|
|
CARUBENGA |
40 |
|
|
|
|
BUGUNGU |
53 |
|
|
|
LURHALA |
MADAKA |
55 |
|
|
|
|
CIREGO |
50 |
|
|
PAE |
|
CABA |
7 |
|
|
|
LUBONA |
NKANGA |
70 |
|
|
|
|
LWANSHOKO |
60 |
|
|
|
|
KARHUNDU |
40 |
|
|
|
|
MUSUSU |
30 |
|
|
|
MUSHINGA |
MUKUNGWE |
100 |
|
|
|
|
MADAKA |
26 |
|
|
|
|
LUDUHA |
100 |
|
|
SOUS TOTAL |
|
|
1278 |
|
|
TOTAL GENERAL |
|
|
1915 ménages |
|
IIème
|
PARTENAIRE |
GROUPEMENT /SITE |
VILLAGE |
NOMBRE DES BENEFICIAIRES |
|
ADECOP /UVIRA |
RUNINGU |
RUNINGU |
100 |
|
|
|
KILIBA |
70 |
|
|
|
Sous total (1) |
170 Ménages |
|
PADECO/PAE/ WALUNGU |
CHIHERANO/LUCIGA |
LUCIGA |
30 |
|
|
|
IBANDA |
30 |
|
|
IRONGO |
MWIMBI |
20 |
|
|
|
KATUDU |
30 |
|
|
|
CARUBENGA |
20 |
|
|
LURHALA |
MADAKA |
30 |
|
|
|
CABA |
20 |
|
|
|
CIREGO |
20 |
|
|
LUBONA |
NKANGA |
20 |
|
|
|
LWANSHOKO |
15 |
|
|
|
KARHUNDU |
20 |
|
|
|
MUSUSU |
15 |
|
|
MUSHINGA |
MADAKA |
15 |
|
|
|
LUDUHA |
15 |
|
|
|
Sous total (2) |
300 Ménages |
|
TOTAL GENERAL |
|
|
470 Ménages |
Répartition des bénéficiaires suivant les catégories de vulnérabilité
|
Site/catégorie |
Vieillards |
Sinistres |
Malades chroniques |
Femmes allaitantes |
Femme Victime des violences |
TOTAL |
|
Runingu |
22 |
44 |
4 |
10 |
20 |
100 |
|
Kiliba |
7 |
39 |
- |
4 |
20 |
70 |
|
Chiherano |
55 |
50 |
34 |
61 |
- |
200 |
|
Mushinga |
20 |
65 |
- |
15 |
- |
100 |
|
Total |
104 |
198 |
38 |
90 |
40 |
470 |
Intrants recus et distribues
|
N° |
DESIGNATION |
QUANTITES RECU |
QUANTITES DISTRIBUEES |
OBSERVATION |
|
1 |
PAGNES |
430 Pièces |
430 |
|
|
2 |
COUVERTURES |
500 Pièces |
710 |
|
|
3 |
FRIPPERIES |
7 ballots |
13 |
|
|
4 |
MATELAS |
10 |
10 |
Remis au centre hospitalier de Ciherano |
N/B Pour les couvertures, certaines familles (200) de grandes taille et plus vulnérables par rapport aux autres ont reçu chacune 2 couvertures, les autres (100) ont reçu une couverture, les friperies ont été ouverts et les pièces ont été regroupe selon les catégories des personnes dans les familles ainsi chaque famille a reçu la moyenne de 2 pantalons, 6 pièces pour enfants (garçons et filles confondus).
Les matelas ont été remis au centre hospitalier de Chiherano pour les malades.
En définitive les intrants distribués par famille sont :
F. REALISATION DES ACTIVITES PREVUES
a) Des objectifs généraux
Le but général vers lequel tous les efforts de l’appel sont focalisés est de contribuer au soulagement des souffrances des populations vulnérables en RDC en général et en particuliers les territoires couverts par l’appel. Les objectifs ci-après ont guidé notre intervention pendant la période couverte par le présent rapport :
1) Sauver des vies humaines parmi lesquelles 2385 ménages vulnérables en territoire d’Uvira et de Walungu
2) Accroître la prise de conscience du degré du VIH/Sida dans 04 sites de distribution à travers la sensibilisation.
3) Participer à la formation des exécutants sur le code de conduite, les normes sphères et PAM, la politique de ACT, ses principes majeurs et ses pratiques.
4) Former les Fvvs en gestion des AGR
b) Des buts atteints et activités développées
En combinant les résultats de la 1ère et la 2ème phase nous pouvons retenir ce qui suit :
- Distribution l’assistance à 2385 ménages sélectionnés dans les sites des Territoire d’Uvira et Walungu en province du SUD KIVU dont 1915 Bénéficiaires des vivres,430 Bénéficiaires des non vivres et 40 Bénéficiaires des AGR.
- Sensibilisation pour la prise de conscience des bénéficiaires sur le danger du VIH/SIDA.
- Renforcement des capacités des membres des comités locaux de distribution sur le code conduite les normes sphères et PAM, la politique, les principes et les pratiques de ACT. Pour atteindre ces buts, un atelier de formation a été organisé en faveur des organisations impliquées dans l’exécution de l’appel par le forum ACT, pool oriental du 10 au 12/9/2007 à Goma, puis ont suivi les séances de restitution/formation au niveau des comités provinciaux de suivi et comités locaux de distribution à l’issue des quelles chaque personne impliquée a signé le code de conduite pour les agents humanitaires
Transport et logistique.
Lors du déploiement sur les sites, des contacts ont été pris avec des transporteurs pour l’acheminement des items vers les sites de distribution A Walungu(CIHERANO et MUSHINGA) et Uvira( KILIBA et RUNINGU).
Vu la distance et les exigences du travail, nous avons été obligé de prendre un dépôt de transit en location et la manutention avant la distribution au niveau des sites.
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Assistance reçue et distribuée: |
|
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|
SITES |
TOTAL |
|
|
ITEMS |
Unité |
WALUN GU |
UVIRA |
|
|
Pagnes pour femmes |
pce |
300 |
130 |
430 |
|
Fripperie pour hommes |
Ballot |
03 |
02 |
05 |
|
Fripperie pour enfants |
Ballot |
04 |
02 |
06 |
|
Couvertures |
Pce |
500 |
210 |
710
|
|
AGR en faveur des Fvvs |
AGR /pers |
- |
40 |
40 |
|
Matelas |
Pce |
10 |
- |
10 |
|
Total |
|
|
|
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|
- Dans chaque site de distribution, les opérations de distributions ont été précédées par les séances d’animation sur les abus sexuels et la prévention contre le VIH/SIDA ; - Pour la visibilité d’ACT il a été recommandé aux partenaires d’exécution de recourir aux Képi ;gilets et banderoles avec logo ACT utilisés lors de l’exécution de la première phase de l’ Appel AFDC 71 lors des opérations de distribution et de descente sur terrain.
- |
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Résultats atteints
- 470 ménages soit 100% des ménages retenus pour la deuxième phase ont bénéficié de l’assistance constitués de pagnes pour femmes ;les friperies pour hommes et enfants ;les couvertures et l’appui financier en faveur de 40 femmes pour les AGR ;
- La distribution des pagnes et des friperies a contribué à l’amélioration de la dignité des femmes dont la majeure partie développait une grande vulnérabilité lors de la première phase du projet ;
- Chacun de deux sites de distribution a utilisé 6 personnes dont 02 ont été des bénéficiaires (1 homme et 1femme). Les 4 autres sont l’un représentant l’Autorité locale et du mouvement associatif et religieux recruté selon la balance genre.
- Les Items ont été livrés par les fournisseurs ayant satisfait à l’avis d’appel d’offre formulé par les membres du Comité Provincial de Suivi au Sud Kivu regroupant les Organisations et Agences membres d’ACT impliquées dans l’exécution de l’appel et à pied d’oeuvre à Bukavu.
- Les membres du Comité provincial de suivi ont été déployés dans les axes pour assister aux différentes opérations de distribution.
c) De la méthodologie employée pour l’intervention
En plus de l’atelier de formation des membres de ACT et les partenaires d’exécution sur les stratégies et les outils de gestion de l’appel AFDC71, un contrat d’exécution a été signé par les parties impliquées et le comité provinciale de suivi a été mis sur pied pour suivre la mise en œuvre des activités de l’appel.
Au niveau de la base, des comités locaux de distribution sur base de l’équilibre genre soit 03 femmes et 03 hommes par site ont été constitué. Ces comités ont eu comme taches, l’identification et la sélection des bénéficiaires et la distribution de l’assistance aux sinistrés. Dans chaque comité local de distribution, les bénéficiaires, la population hôte et les autorités locales étaient représentées y compris aussi les églises et les acteurs du mouvement associatif des organisations à pied d’œuvre dans les milieux/sites.
Signalons aussi qu’en plus des questions liées à l’épidémie du VIH/sida, le programme a aussi insisté sur les questions relatives aux aspects liés à l’exploitation sexuelle, le code de bonne conduite, les abus de pouvoir et la corruption. Les leaders des églises et du mouvement associatif ont été encouragés à pouvoir organiser des rencontres des groupes cibles (jeunes, femmes, adultes, adolescents) sur les thèmes tel que la violence sexuelle et le VIH/Sida. C’est dans ce cadre que les organisations membres du forum sida, les partenaires du PNMLS et la Radio MITUMBA ont été associés pour la sensibilisation de la population sur les mesures de lutte contre la propagation du VIH/Sida et les violences sexuelles (utilisation des préservatifs, dépistage volontaire, comportement sexuel sans risques et responsable).
d) Des ressources utilisées dans le cadre de la mise en œuvre de l’appel
Pour la réalisation des activités, des moyens de divers ordres ont été mobilisés à savoir : les frais des gestions ,les vivres (haricots, farine de mais, riz, sel de cuisine,)et non vivres (Friperies pour adultes et enfants,les pagnes pour femmes, les couvertures, ….),les moyens de transport (camions),les outils de gestions (fiches, balances, appareils photo), un personnel multidisciplinaire (membre, des comités locaux de distribution, manutentionnaires, superviseurs,) et –les outils de visibilités ACT (gilets, képis, macarons, )
e) Périodes définies et contraintes rencontrées
- Des priorités
Compte tenu de la modicité des moyens et par souci de sauver les vies humaines, priorité a été accordée à la distribution des vivres aux sinistrés.
- Des contraintes rencontrées
A la première phase :
-La distribution n’a couvert que 32,6% des besoins dans les sites. A cela s’ajoute le fait que la population n’a pas exercée les activités de production pendant la saison B (février à juin).
- La distribution s’est déroulée au début de la saison agricole A/07 alors que les sinistrés n’avaient pas de semences pour le semi des cultures vivrières en vue de palier à la mosaïque du manioc.
- Des tracasseries des militaires et leurs femmes sur la route et sur les sites voulant bénéficier des vivres alors qu’ils n’ont pas été identifiés.
Bref, le besoin en vivres était élevé plus que l’assistance mobilisée et l’absence des instants agropastorales et les AGR pour le renforcement des mécanismes de survie des sinistrés constituent des contraintes majeures pour l’auto prise en charge des ménages cibles par l’appel et un nouveau besoin urgent ressentit dans la province.
A la deuxième phase :
Le besoin en non vivres et les AGR était élevé plus que l’assistance mobilisée et l’absence des instants agropastoraux pour le renforcement des mécanismes de survie des sinistrés constitue une contrainte majeure pour l’auto prise en charge des ménages ciblés par l’appel.
f) Calendrier de l’intervention
Les activités liées à la distribution des non vivres et les AGR aux sinistrés se sont déroulées pendant le délai prévu dans le calendrier de l’appel et le plan de déploiement arrêté par le comité provincial de suivi.
g) Stratégie de sortie
La distribution des vivres et non vivres ayant été ponctuelle, seules les AGR et la sensibilisation sur la lutte contre le VIH/Sida et les violences sexuelles seront pérennisées par la population grâce à la rotation et la diffusion des connaissances acquises et échangées lors des séances organisés dans les sites.
En outre, la formation dispensée aux membres des comités locaux de distributions et l’expérience vécue pendant les opérations constituent un atout pour des futures interventions dans le milieu. Notre stratégie de sortie ne pourra avoir des bases solides qu’après la réalisation des activités agropastorales pour compléter les AGR dont la finalité est le renforcement des mécanismes de survie et d’auto prise en charge des sinistrés.
G. FINANCES, ADMINISTRATION ET RAPPORTS
Sans moyens financiers l’exécution des activités de l’appel ne serait jamais une réalité. Les fonds mobilisés, nous ont été loués par la coordination de l’appel et ont été gérés conformément aux lignes tracées et convenues avec ACT sous la supervision du comité provincial de suivi.
H. CONTROLE ET EVALUATION
Pour s’assurer du bon déroulement des activités de l’appel la coordination a envoyé un délégué pour l’harmonisation, de la stratégie de déploiement avant le lancement des opérations par le comité provincial de suivi.
Le délégué de la coordination a participé au chargement des intrants chez certains fournisseurs mais aussi il a participé à la l’opération de distribution des vivres sur le site de Chiherano où travaillait le partenaire PADCO.
Le comité provincial de suivi à son tour a tracé un plan de déploiement et un membre de ACT par axe a été chargé d’accompagner les partenaires tout en assurant le contrôle et le suivi. Dans l’axe Uvira, le suivi a été effectué par l’église Evangélique luthérienne du Congo (EELCO) qui a aussi suivi le partenaire PADCO/PAE dans l’axe Walungu.
En outre les partenaires d’exécution ont impliqué les autorités locales et les bénéficiaires dans le contrôle et l’évaluation des opérations de distribution.
I. ANALYSE ET LECONS TIREES/CONCLUSINONS
Des modifications apportées aux plans
- Le retard dans la mobilisation des fonds au niveau de ACT a retardé de plus ou moins deux mois, le début de l’exécution de l’appel.
-Le programme ayant été finance à concurrence de 1/ 3 du budget seulement ; il était pratiquement impossible d’amorcer toutes les activités prévues dans l’appel, raison pour laquelle les interventions ont porté sur le salut aux vies humaines et le renforcement des mécanismes de survie selon la logique de ACT.( d’où la distribution des vivres et non vivres +les AGR) .
b) Des principales réussites et des difficultés
- Des réussites
L’appel AFDC71, est arrivé au moment où les sinistrés avaient grandement besoin de l’assistance humanitaire.
Bien que la majorité n’a pas été atteinte, les vulnérables sélectionnés ont témoigné un sentiment de satisfaction et de soulagement dans leur misère.
L’assistance a été distribuée dans le respect des principes de ACT couplés aux normes du PAM tel qu’initialement prévu lors de l’élaboration de l’appel.
Les bénéficiaires des AGR ont reçu une formation sur la gestion des AGR basée sur les principes de micro crédit ;
La population bénéficiaire composée pour la majeure partie des vulnérables sous informés sur le VIH/Sida et les abus sexuels a été sensibilisée et outillée pour son implication dans la lutte contre ces fléaux.
- Des difficultés rencontrées
En terme des difficultés, en plus du faible respect des normes SPHERES qui a soulevé des questions à la base et l’insuffisance de l’assistance mobilisée par rapport au nombre élevé des vulnérables rencontrés dans les sites ; nous pouvons noter les difficultés ci-après :
- La hausse de prix des denrées alimentaires au nord et Sud-Kivu pendant la période d’acquisition des items jusqu’à perturber le budget opérationnel de l’appel à cause de la rareté sur le marché après les dégâts causés par le séisme dans notre province et le blocage des échanges suite à la crise de Nairobi ;
- L’absence de certains items dans le kit distribué suite aux limites imposées par le budget de l’appel et les réalités sur le marché (cas de l’huile, les semences et outils et les souches animales) pourtant prévu dans l’appel.
c) De l’impact de l’intervention sur la vie des bénéficiaires
-Bien que ponctuelle, l’intervention de ACT à travers la distribution des vivres, les non vivres et les AGR dans certains sites a grandement contribué au soulagement de la souffrance des sinistrés bénéficiaires et, les enseignements dispensés sur le VIH/Sida , les abus sexuels et la Gestions des AGR pourront contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et le respect des droits humains.
- La distribution de l’assistance a apporté un nouveau ballon d’oxygène dans les ménages devenus de plus en plus pauvres et donc, incapables d’assurer le minimum vital à cause de l’insécurité, les perturbations climatiques et la mosaïque du manioc.
-Certains bénéficiaires se trouvaient déjà à moitié nu ne sachant pas à quel saint se vouer, l’assistance a sauvé la nudité et des hommes, des femmes et des enfants ;
Ils peuvent maintenant aller à l’église parce qu’ils ont trouvé un habit propre, l’assistance est encore venu en période pluvieuse quant il fait très froid alors que les bénéficiaires n’avaient pas des couvertures surtout pour les enfants exposés aux intempéries et toutes autres formes des danger pouvant les exposer aux maladies.
Les matelas octroyés au centre hospitalier de Chiherano ont contribué au développement social de la région, ils vont augmenter la capacité d’accueil des malades à ce hôpital qui n’est qu’à la troisième année de sont fonctionnement.
Notre souhait est de voir ce soulagement se traduire en nouvel espoir à la vie à travers les activités agropastorales et génératrices des revenus au cas où un deuxième appel pourrait être financé par le bailleur de fonds.
d) Des effets secondaires enregistrés
- De manière positive, il sied de noter que la réalisation de la distribution des vivres et non vivres et, l’octroi des AGR a contribué à la valorisation des femmes vulnérables longtemps abandonnées.
- De manière négative, nous avons constaté l’inquiétude des bénéficiaires non concernés par les AGR qui tout en manifestant leur satisfaction pour avoir reçu les vivres et non vivres, regrettaient le manque des souches animales, les semences et outils pour le renforcement de mécanismes de survie et d’auto prise en charge.
- Des vulnérables longtemps à charge des voisins ont réussi à apporter quelque chose au ménage et cela a renforcé la cohésion et la solidarité parmi les bénéficiaires et les résidents.
- Les tracasseries des militaires et leurs femmes se sont fait voir en première comme en
deuxième phase voulant aussi se transformer en bénéficiaires.
-L’insuffisance des frais de gestion
e) Des leçons tirées / apprises de la mise en œuvre de l’appel
- Le principe de sauver les vies humaines prôné par ACT est très capital en situation humanitaire. Cependant, la mise en œuvre de cet appel a prouvé que le besoin de renforcement des mécanismes de survie et d’auto prise en charge exige qu’en plus de la distribution des vivres et non vivres, les activités de production et génératrices des revenus soient soutenues pour lancer le pont entre la situation d’urgence et le développement
- La mauvaise politique agricole et environnementale entretenue dans nos milieux constitue un frein au développement et risque de maintenir les sinistrés dans la situation d’incapacité de produire si les initiatives de relance de l’économie au sein des ménages pauvres ne sont pas encouragées et soutenues avec un regard sur les causes des changements climatiques.
- La population qui jadis considérait la farine de Mais et le riz comme une production à écouler uniquement sur le marché de centres villes (Uvira, Bukavu) et que seule la farine de manioc est primordiale pour la consommation accepte désormais d’intégrer progressivement le riz et la farine de Mais dans ses habitudes alimentaires.
- Tant qu’il y a des vies humaines à sauver, il faut intervenir quelque soit la modicité de l’assistance à apporter : la solidarité africaine a permis aux ménages non sélectionnés de goûter un peu de ce que les bénéficiaires directs ont reçu grâce à la mise en œuvre de l’appel (propos recueillis pendant les visites de suivi).
- Le travail en synergie a été pour les membres du CPS du Sud Kivu et les partenaires d’exécution, une occasion de partage d’expérience et de renforcement mutuel des capacités.
Fait à BUKAVU le 05/07/2008
Pour le Consortium ADECOP, PADCO/PAE
Pascal MUNOKA MABIRA ,
Point focal